Le cahier
...des pages indécentes, de tous les outrages, des secrets, des confidences en saccades, longs jets d'amour.
La main pensive trace le chemin des libérations
et quelques prisons sans partages s'enfoncent dans l'obscurité des mots égarés.
Le cahier de ton sourire qui s'enfuit avant la page arrachée
ultime présage ...
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ecrits libres
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(écrit le 29/02/ 2008)
Je ne veux
rien d’autre que ton regard bienveillant ,ton regard qui porte en lui tout le bonheur du monde .Tous les pouvoirs de générosité ,et de tant de liberté que les dieux
t’ont donné. Un ange, simplement toi, inconscient de cet auspice que tu déposes empli d’espoir ,de délices .Je t’ai trouvé comme un trésor inexpliqué, je t’ai rencontré ,sur le bord d’un
chagrin ,bien caché. Ta silhouette comme une évidence ,s’ est imposée à mon paysage ,sans l’avoir cherchée encore. Tu habitais au fond de moi ,depuis longtemps…loin des passions et tourments
de cette longue histoire . Je savais qu’il y avait des dizaines de chemins pour arriver au tien, mais je n’en connais plus qu’un…C’est toi qui prends ma main.
Laisse toi un instant couler en moi ,ferme les yeux et ne restera que l’acalmie après la
vague qui projette.
Entre l’oiseau maladroit que j’avais dessiné et le bateau ou tu as embarqué, il manquait
un détail pour réunir les deux..peut etre un peu de ciel bleu. Prise de risque inconnue, pour atteindre l’autre rivage .Tout respire ces moments presque parfaits dans la
tièdeur du soir ,au large.
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Poséidon-"bronze" au Musée d'Athènes-
Le fait de rester lucide sur la vanité de la course aux clameurs, à la puissance...le
fait de ne pas cèder à la tentation des existences conventionnelles,donne parfois l'impression de toucher l'éternité.-De ne pas etre encombré par tous les aléas communs qui agitent
le bocal. Mais on apprend le prix à payer pour les moments exacerbés ,ou la consience vacille entre le malaise et la sensation d'etre soi. Tout cela est entouré d'un sentiment suspect ;d'ailleurs
aujourd'hui tout est suspect : un sourire, une main ouverte sans rien demander en échange..
La seule chose qui sauve de ces doutes ,de cette médiocrité,c'est d'abord un premier livre - - -ensuite l'Art dans son ensemble. L'Art avec un grand A ,hors d'atteinte ,la Nature avec un grand N
,et la beauté qui se trouve dans ces deux éléments de la survie. Cette beauté pure, dénuée de jugement, l'aspiration à pénétrer des mondes à la fois limpides ,et pleins de mystères.
Les mondes salvateurs du mal etre, et qui donnent un sens à la vie - qui me parlent et me disent d'ou je viens,qui je suis, et aussi ce que je peux apporter à ma manière
,simplement.
Voir au delà de ses certitudes , et des apparences; voir l'autre , vraiment le rencontrer .Ne pas chercher en permanence à se voir soi , dans le miroir que l'autre nous tend.
Un arbre,... la mer si indescriptible, ...une montagne irréelle ,...une oeuvre d'art ..nous font nous sentir petits , insignifiants..et en même temps si invincibles , de cette force intérieure
qu'ils nous communiquent. Une sorte de grâce palpable qui nous envahit par la reconnaissance d'une forme de beauté bienfaisante.
L'art ouvre une brèche d'émotions ,la nature nous plonge dans notre essence oubliée. Un état bienheureux ,un moment de beauté incarnée.
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